Thibault on Reach with Shoulder vs Wrist Cuts

In this illustration from Thibault (chapter 1, figure F) you can see the difference in reach between a wrist cut and a cut from the shoulder.

Reach

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2 Responses to Thibault on Reach with Shoulder vs Wrist Cuts

  1. Not an illustration of cuts though.

  2. B.G. Hearns says:

    FIGVRE F
    DEMONSTRE QV’ESTANT LE CORPS PERPENDICVLAIR ET EN POVRFIL, LE BRAS ET L’ESPEE ESTENDVS EN DROITE LIGNE, ATTEIGNENT PLVS LOING QV’AVTREMENT
    Maintenant nous proverons, que ceſte meſme longueur d’eſpee eſt capable de s’allonger, & de ſe raccoucir, ſelon la meſure des diſtances, où on ſe trouve. Ce que nous ferons paroiſtre par les trois figures ſuivantes, F.G.H. dont la premiere, qui porte la marque d’un F. repreſente, que la droite ligne, qu’on fait avec l’eſpee & le bras eſtendu, eſt la plus longue de toutes celles qui peuvent eſtre faites avec ladite eſpee, à condition toutesfois, que le corps demeure en une meſme poſture. Car ſi on ſe tient droit ſur ſes jambes, ſans que le corps s’avance, ne ſe recule, & qu’on eſtende le bras avec l’eſpee en droite ligne, c’eſt à dire, mettant la garde & la pointe juſtement en la hauteur de l’eſpaule; on attendra plus avant, que ſi la pointe monte, ou qu’elle s’abaiſſe. Car elle ne peut faire ne l’un ne l’autre, ſinon en allent courbe, à la maniere d’une circonference, comme il eſt auſſi repreſenté en la figure. Par la quelle il eſt evident, que d’autant plus que la pointe continue à monter ou à deſcendre, d’autant plus elle s’eſcarte du plus prochain endroit de l’attouchement
    Pour en parler plus exaćtement, ſachez que nous partiſſons la lame in 12. Nombres, dont la meſure du bras en contient auſſi environ 8. en ſorte que le coude, qui en eſt quaſi la juſte moitié, en revient comme à 4. Nombres. Or eſt il que la pointe de l’eſpee peut monter ou deſcendre circulairement en trois ſortes; aſſavoir par le mouvement du bras entier, par le mouvemēt du coude, ou par le mouvement du ſeul poignet de la main. Dont il s’enſuit au premier ſens quand on fait le mouvement du bras entier, que le centre d’iceluy giſt en l’eſpaule, & par conſequent, le demi-Diametre, qui doit faire la ſuſdite circonference, montante ou deſcendante, c’eſt la ligne de l’eſpee enſemble avec le bras entier, qui font enſemble bien pres de 20. Nombres. Et au ſecond, en faiſant le mouvement du coude, le centre eſtant au coude, la longueur de la ligne totale contient 12. & 4. qui font enſemble 16. Et pour le troiſieme, quand on fait le mouvement du ſeul poignet, le centre eſtant le poing de la perſonne, il n’y a que la lame ſeule, qui fait 12. Nombres pour la ligne du demi-Diametre. Maintenant chaſcun, qui a quelque intelligence des Mathematiques, ſçait que les circonferences ſont proportionelles à leurs demi-Diametres: & que les circonferences ſe raccourciſſent à l’advenant: & partant puis que le demi-Diametre 20. eſt plus grand que celuy de 16. & celuy de 16. plus grand que le troiſieme de 12. il s’enſuit qu’en hauſſāt ou abaiſſant la pointe, du poignet de la main tant ſeulement, on raccourcit le chemin de la pointe, qui eſt la circonference plus, qu’on le faiſant du coude: & avec le coude pareillement plus, qu’en faiſant le mouvement avec le bras entier.
    Il ſeroit bien aiſé de calculer par raiſon Mathematique, combien ces differences portent: mais il nous ſuffira d’en propoſer ſeulement un petit exemple, par le quel is ſera facile d’entendre auſſi à l’advenant le reste.
    Poſons donc le cas, qu’on hauſſe la pointe de l’eſpee du ſeul poignet; en ſorte que le centre de l’aſcenſion ſoit en la main, & par conſequent le demi-Diametre ſoit la ſeule longueur de la lame, faiſant 12. & que la pointe monte pareillement en circonference à 12. Nombres en haut; alors en laiſſant deſcendre une ligne perpendiculare du lieu de la pointe vers la terre, on trouvera, que la ligne 12 ſera raccourcie de 6. Nombres; c’eſt à dire, de la juſte moitié.
    Si la pointe ne monte, que 6. Nombres, qui eſt la moitié de l’aſcenſion precedente, on trouvera par la ligne perpendiculaire, qu’ell ſera racourcie de 1½, qui n’eſt, que le quart du precedent raccouciſſement.
    Si elle ne monte qu’à 3. Nombres de hauteur, la ligne du raccouriſſement ſera derechef le jusſte quart du precedent, aſſavoir ¾.
    Ainſi en eſt il pareillement des autres aſcenſions, mettent le centre ſur le coude. car ſi la pointe en monte à 16. Nombres, elle ſe raccoucira de 8. Si juſques à 8. Nombres, elle s’en racourcira de 2. Et ſi elle ne monte qu’à 4. elle en ſera raccourcie ½, qui n’eſt que le quart du precedent.
    Il faut entendre auſſi le ſemblable des mouvements qui ſe font avec le bras entier.
    Voilà doncques la difference de la droite ligne contre les autres, qui ne demeurent pas en egale hauteur; ſans toutesfois conſiderer pour le preſent le raccourciſſemēt, ne la courbure du bras, ne la changement de la poſture du corps, moins encore l’avancemēt qu’il peut faire moyennant la demarche des pieds. Car is ne faut pas douter, qu’on puiſſe atteindre plus loing que la droite ligne, ſi on panche le corps ſur le devant, ou qu’on l’avance avec le demarche: ce qui eſt hors de ce propos & hors de doute, à cauſe qu’en tel cas, il ſe trouve deux lignes contre une, car l’extenſion du bras avec l’eſpee font une ligne, l’avancement du corps en fait encor une autre. Que ces deux lignes, eſtans jointes par enſemble, ſoyent plus longues que la droite ligne ſeule, celà ne touche pa à ceſte queſtion. Car pour ſçavoir la portee de chacune ligne à part, il les faut conſiderer & comparer les unes aux autres diſtinćtement. Et pour ce faire il convient, qu’on laiſſe le corps en ſon eſtat naturel, qui ne favoriſe non plus l’une, que l’autre.
    Parquoy ſi vous avez envie de faire preuve de ce que deſſus, mettez vous droit ſur vos pieds, & tenez premierement l’eſpee avec le bras eſtendus en droite ligne, en la maniere qu’il eſt icy repreſenté par la figure, en touchant de la pointe un certain endroit d’un mur, ou de quelque autre corps que ce ſoit ſur la hauteur de l’eſpaule; & puis eſſayez de monter ou d’abaiſſer voſtre pointe, avec le bras entier, ou avec le coude, ou avec la main tant ſeulement; il n’y a point de faute, le moins du monde que vous la montiez ou deſcendez, vous troverez voſtre ligne raccoucie, plus ou moins, au rebours que le centre du movement ſera plus ou moins eſloigné de la pointe, qui fait la circonference.
    La cauſe de ceſte difference giſt auſſi en partie, en ce que quand le mouvement ſe fait avec le bras entier, eſtant le centre en l’eſpaule; la ligne droit demeure en ſon entier ſans aucune courbure, nonobſtant qu’elle forligne quelque peu de la droite voye: mais quand on le fait avec le coude, on fait un angle, qui eſt necessairement une encogneure ſur la ligne: dont s’enfuit auſſi neceſſairement, qu’elle s’accourcit d’avantage, entant qu’elle s’eloigne plus de la droiture. Que ſi ceſte encoigneure de l’angle approche encor plus du milieu de la ligne, ainſi qu’il en advient quand on fait le mouvement avec la main, il y a touſiours encor plus d’accourciſſement; car quand l’angel eſt environ les extremitez de la ligne, il n’y en a qu’une petite partie qui s’esloigne de la droiture.
    Dont il s’entend auſſi, qu’elle s’accourcira encor d’avantage, en cas qu’on y face deux courbures, l’une ſure le coude, & l’autre ſur le poignet de la main.
    Ceſte droite ligne aura un fort grand uſage en noſtre Pratique, & ſera le fondement de pluſieurs obſervations, de ſorte qu’elle merite d’eſtre curieuſement declarée, & bien entendu. C’eſt la plus longue & la plus ſeure de toutes, la plus capable en defenſe à tenire l’Ennemi eſloigné, & la plus puiſſante en offenſion pour l’atteindre. Et ce pour autant, que celuy qui en donne l’atteinte au plus proche endroit d’attouchement, il le fait à ſeur, ſans aucun danger de recevoir au meſme temps la pareille. Et pour ceſte cauſe, il faudra touſiours taſcher de s’en prevaloir en la Pratique.
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    FIGURE F
    SHOWING HOW WHEN THE BODY IS ERECT AND IN PROFILE, THE ARM AND SWORD EXTENDED IN A STRAIGHT LINE POSTURE THE REACH IS FURTHER THAN ANY OTHER.
    Now we shall prove that this same length of sword can be increased or shortened, according to the reach of various distances, depending on where one is. This is shown by the three following figures, F, G, & H, the first of which, marked F, shows how the arm and sword extended out in a straight line is the longest reach of all positions, as long as the body position does not change, of course. If one stands erect on both legs, neither leaning forwards, nor backwards, and one extends the sword and straightens the arm in a line, that is, with the tip and the guard at shoulder height, one will reach further forward than if one raises or lowers the tip. For one cannot do either without the tip following a curve along a circumference, which is also shown in the figure. By which it is evident that the more the tip rises or lowers, the further it moves from the nearest point of contact.
    To be more precise, we divide the blade into 12 Spans, with the length of the arm at about 8 Spans, and the elbow, which is almost in the middle of the arm, at about 4 Spans long. So, the blade can rise or descend in a circular arc three ways; through the movement of the entire arm, by the movement of the elbow, or by the movement of just the wrist. It follows in the first case when one moves the entire arm, that the centre of this circle is at the shoulder, and consequently, the radius, which determines this arc of circumference, rising or descending, is the line of the sword together with the entire arm, which together equals about 20 Spans. In the second case, moving from the elbow, the centre is at the elbow, the length of the radius is 12 Spans plus 4 Spans, which together makes 16 Spans. In the third case, when one moves only from the wrist, the centre is the person’s fist, only the blade moves, which makes a radius of 12 Spans. Now everyone, with any knowledge of mathematics, knows that the circumference of a circle is proportional to its radius: and these become shorter; also, therefore a radius of 20 is greater than 16, and that of 16 greater than the third which is 12. It follows that, raising or lowering the tip with just the wrist, shortens our distance to the tip, more than if one uses the elbow, and with the elbow likewise more than using the entire arm.
    It would be very easy to mathematically calculate the differences of distance, but it is enough to show only one small example, from which it will be very simple to understand the rest that follows.
    Take the case where the tip of the sword is raised using just the wrist, so that the centre of motion is the hand, and consequently the radius is only the length of the sword, making 12 Spans and suppose the tip rises likewise a distance of 12 Spans along the circumference; drop a line perpendicularly from the tip to the ground and one will find the line 12 Spans long shortened by 6 Spans, that is, by half.
    If the tip rises by only 6 Spans, which is half of the previous rise, one finds the line shortened by only 1½ Spans, or one quarter the previous distance.
    If it rises only 3 Spans, the line will again be shortened by one quarter of the previous distance or ¾ Spans.
    Likewise the same happens when we raise the tip from the elbow. Because if the tip rises 16 spans, the distance shall be shortened by 8. If raised up to 8 Spans, it will be shorter by 2. And if it is raised by only 4, it will be shorter by ½, which is only a quarter of the preceeding step.
    Of course the same happens when the motion is done with the entire arm.
    Thus this is the difference between the straight line versus the other lines at different heights, and we have not even considered shortening the reach either by bending the arm, or changing the posture, or even simply moving the feet. For there is no doubt that one can reach further than the straight line, if one leans the body forward, or one steps forward: this is not apropos, and beyond doubt, because in such a case, there are two lines, not one, because the extension of the arm with the sword is one line, the movement of the body is yet another. That these two lines together reach further than just the straight arm line alone is not the point. Because to comprehend the reach of each line, we must compare and consider each one independently. To do this, we must leave the body in its natural posture, so as not to skew one way or the other.
    Which is why, should one with to confirm the above, stand straight on both feet, hold the sword with the arm outstretched in a straight line, as shown in the figure, just touching the tip to a wall, or some other object at shoulder height, and then raise or lower the tip, with the entire arm, with the elbow, or with just the wrist; without any doubt in the world, you will find your line shortened, more or less, to the degree the centre of motion is more or less distant from the tip as it moves along the circumference.
    Part of the reason for this difference is when moving the entire arm from the shoulder, the line stays straight, notwithstanding it may move off the most direct path: but when moving from the elbow, one makes an angle, which is, of necessity, a break in the line: and it must also follow that this makes it ever shorter as it moves from the straight line. But as this break angle increases as it moves to the middle, as well as when one performs the moves with the hand, there is yet more shortening: for when the angle is close to the extremity of the line, there is but a small part which draws from the straightness.
    Of course this shortens even further when faced with two bends, one at the elbow, the other on the wrist.
    This straight line is of very great use in Training, and shall be the basis for several observations; as such it is worth being carefully described, and well understood. It is the longest and surest of all positions, the most capable in defense of holding off the Enemy at a distance, and the most powerful way to hit offensively. And above all, the straight line can reach the closest target most securely, and without fear of also being struck at the same time. This is why one must always take care to keep this position foremost in training.

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